Chronique | A very large expanse of sea – Tahereh Mafi

a very large expanse of sea

Résumé:  Un an est passé depuis le 11 septembre 2001 et Shirin vient de commencer une nouvelle année dans un nouveau lycée. C’est un moment difficile, surtout pour une adolescente musulmane qui porte un hijab. Shirin n’est jamais surprise par la méchanceté des personnes qui l’entourent. Alors elle se cache, noyant ses frustrations dans la musique et passant ses matinées à danser avec son frère. Mais Shirin rencontre Ocean James. Il est la première personne qui semble vouloir la connaître un peu plus – et cela l’a terrifie. Il n’est pas comme les autres – mais Shirin s’est méfié si longtemps du monde qui l’entoure qu’elle n’est pas sûre de pouvoir laisser tomber tout ça. 


Mon avis: En Octobre dernier, je suis allée passer quelques jours à Brighton pour retrouver mes copines Clémentine et Kelly. Et qui dit voyage en Angleterre dit…achat de livres en VO. J’avais entendu parler de ce roman via instagram et via ma copine Kelly, j’ai craqué. Résultat après lecture : il n’est pas bien…il est génial !

2002. Bientôt un an depuis le 11 septembre. Depuis ces attentats qui ont marqué le monde à jamais. Shirin est une adolescente sans histoire, discrète et passionnée par la danse. Mais depuis les attentats, son quotidien a bien changé. Et pas seulement. Ses relations aussi. Shirin est jeune, belle, bourrée de talents, musulmane et voilée. Sauf que voilà, pour beaucoup, Shirin entre désormais dans la case de « suspecte ». À cause de sa religion, de sa couleur de peau et de ses choix. Malgré toute la force dont elle doit faire preuve au quotidien, Shirin a aussi ses moments de faiblesse. Le monde n’est plus le même depuis les attentats. Rapidement, elle va se rendre compte que les mentalités ne sont plus les même. Si certains restes fidèles face à leurs convictions, d’autres ont changés de chemin. Shirin, depuis les attentats, fait face à des actes de racisme quotidien. Un racisme ordinaire qui va la pousser à prendre des décisions différentes par rapport à ce qu’elle aurait pu faire auparavant. C’est pesant, effrayant et surtout, décourageant. Elle doit faire face aux paroles violentes et même parfois, aux violences physiques de la part de personnes qui lui sont totalement inconnus. Dans un monde où la liberté est censée régner, la jeune adolescente doit prouver par tous les moyens ce qu’elle vaut, parce qu’elle est qui elle est.

“I wondered, for the very first time, if maybe I was doing this whole thing wrong. If maybe I’d allowed myself to be blinded by my own anger to the exclusion of all else. If maybe, just maybe, I’d been so determined not to be stereotyped that I’d begun to stereotype everyone around me.” 

Et lorsqu’elle rencontre Ocean, ce sont toutes ses petites méfiances qui refont surface. Il arrive, telle une bombe, et explose tout sur son passage. Parce qu’Ocean est passionné et à un coup de foudre pour Shirin. Lui, le grand blanc, populaire et beau garçon du lycée. Shirin n’y croit pas parce qu’il est tout ce qu’elle déteste, tout ce qui l’oppose au monde qui l’entoure. Mais sa rencontre avec lui va être le début d’une grande aventure pour elle. L’inconnu, la peur, l’appréhension. Aux côtés d’Ocean, elle essaie de se reconstruire, malgré la violence à laquelle elle doit faire face quotidiennement. Ocean devient sa bouée de sauvetage, son oxygène. Et même s’ils sont complètement différents, ils vont apprendre, malgré eux, que ce n’est pas leur couleur de peau qui font leur point faible ou point fort, mais qui ils sont réellement.

A very large expanse of sea est LE roman à lire et à relire. Parce que c’est un peu beaucoup autobiographique. Dès le début, l’auteure nous prévient. Il y aura des moments difficiles, des moments où l’on sourira, des moments inoubliables. Parce que l’auteure aborde non seulement le racisme, mais également la vie d’une adolescente musulmane après les attentats. Et en tant que française, j’ai trouvé que le roman faisait également écho aux attentats en France et la vie d’après. Parce qu’après les attentats, il y a toujours une vie. Certes, différente. Mais il y a une vie après toute cette violence. Une vie de pleine peur, une vie pleine de joie, une vie tout simplement. Mais ce que Tahereh Mafi essaie avant tout de nous faire comprendre avec son roman, c’est qu’il ne faut jamais rien lâcher. Qu’importe la couleur de notre peau, qu’importe notre religion et nos conviction, qu’importe ce que pensent les personnes qui nous entourent, il faut s’accrocher coûte que coûte et réaliser nos rêves.

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