Chronique | Dear Martin – Nic Stone

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Auteur.e: Nice Stone/Editeur:Crown/Sortie: 17.10.2017/Prix: 8,96€/210 pages/Jeunesse-Contemporain

Résumé (traduction par mes soins): Justyce McAllister est le meilleur de sa classe et va intégrer l’une des plus grandes université de l’Ivy League — mais ça ne compte pas pour le l’officier de police qui viens juste de le menotter.  En dépit de laisser son quartier difficile derrière lui, Justyce ne peut pas échapper au mépris de ses pairs ou au ridicule de ses nouveaux camarades. 

Justyce décide de se tourner vers l’apprentissage du Dr. Martin Luther King Jr. pour trouver des réponses. Ses réponses. Il commence alors un journal à l’attention du Dr. King.


Mon avis: Il y a des romans qui vous touchent plus que d’autres. Des histoires qui vous donne envie de hurler. De douleur. De tristesse. De colère. Dear Martin fait parti de ces romans.

Dans une société où le racisme et la pression sociale sont omniprésents, comment survivre lorsqu’on est un.e adolescent.e de couleur ? Comment montrer au monde ce que l’on vaut alors que personne ne croit en nous ?

En commençant Dear Martin, ce sont tout un tas de questions qui sont apparues dans ma tête. Je ne suis pas noire. Les seules origines que j’ai sont franco-brésiliennes, et je n’ai JAMAIS subi de pression de la part du monde qui m’entoure. Justyce, lui, n’a pas cette chance. Il a beau être le plus intelligent de son lycée. Il a beau vouloir montrer ce dont il est capable. Il a beau faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire reconnaître son statut, rien n’est jamais assez bien pour les autres. Il est toujours un « suspect ». Parce qu’il est noir. Et c’est là tout le fondement de ce roman. Parce qu’au moment où Justyce se fait contrôler par ce policier blanc, c’est une couleur qu’ils regardent et non pas une personne. C’est l’enveloppe qui les effraie et qui les rendent à l’état de bête sanguinaire. Et c’est totalement effrayant.

« You can’t change how other people think and act, but you’re in full control of you. When it comes down to it, the only question that matters is this: If nothing in the world ever changes, what type of man are you gonna be? »

Alors, pour survivre à ce moment de honte, de violence inouïe, Justyce décide d’écrire. Ecrire à l’homme qui l’inspire le plus sur cette Terre: Martin Luther King. Et comme une thérapie, Justyce va se confier. Il va coucher sur le papier ce qui lui fait mal, ce qui le rend vulnérable. Il va parler de ses peurs, de ses rêves, de ses amours et de ses décisions. Et au fil du roman, on va découvrir un autre Justyce. On va faire face à un battant. Et c’est en devant affronter la justice et le regard d’autrui que Justyce va prouver qui il est vraiment.

Dear Martin est un roman fort. Très fort même. Les mots de Nic Stone sont à la fois apaisants et très réalistes. Elle n’est pas là pour enfiler des perles. Les faits sont là, tout coule de source. Ce roman est dans la même veine que The Hate U Give de Angie Thomas. Il fait parti de ces romans qui sont, désormais, importants de lire. Parce que Dear Martin, c’est l’histoire d’une société qui va mal. Une société qui ne fait plus aucune différence entre ce qui est bien et ce qui est mal. Entre l’humain et l’animal.

 

coup de coeur

 

 

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