Parler comme tu respires – Isabelle Pandazopoulos

Résumé: Sibylle a 15 ans. Depuis son entrée au CP, elle bégaie, ce qui ne l’empêche pas d’être une excellente élève, très douée en dessin. Rien n’y a fait, ni les visites chez les orthophonistes ni l’aide de ses parents qui l’entourent avec affection. Alors que son orientation de fin de troisième doit bientôt se décider, Sibylle se révolte soudain contre ses parents qui souhaitent qu’elle fasse des études longues et impose son désir : elle deviendra tailleuse de pierre. 


Mon avis: Une histoire comme celle-ci, il en faut plus. Des héroïnes humaines et définitivement attachantes, on en a besoin ! Je tiens à remercier les éditions Rageot et Netgalley pour cette lecture.

Sibylle a 15 ans. Elle est bègue. Un mal qui l’a ronge depuis toute petite et qui ne lui laisse aucun répit. Elle a même hérité d’un surnom à l’école: Sisi. Parce qu’elle n’a pas réussi à dire son prénom devant toute la classe lors de sa présentation. Outre les moqueries, il y a ce profond mal-être auquel Sybille doit faire face. Et pour couronner le tout, elle doit aussi faire face à cette sale période qu’est l’adolescence. Pas facile quand on a 15 ans. Il y a les quiproquos avec ses parents. Il y a cette fugue qui va être comme une sorte de nouveau souffle. Mais derrière ce mal-être grandissant, il y a toujours une explication.

« Nous, les pierreux, c’est ça qu’on a dans le ventre, un secret ou un chagrin, un mystère en tout cas, qui pèse lourd. C’est pour ça qu’on se coltine la pierre, parce que ça nous résiste… Et si on reste, c’est pour savoir. »

Et puis il y a ce souhait, ce rêve, si important que ça lui tord le ventre. Elle veut être tailleuse de pierre. Elle ne peut pas utiliser sa langue pour s’exprimer comme elle le souhaiterait, alors elle veut se servir de ses mains pour montrer qui elle est vraiment et ce qu’elle vaut également. Elle se met cette idée en tête. Elle voit Notre-Dame détruite. Elle observe ce qui l’entoure. Elle a le souffle coupé par cet art si minutieux. Et c’est alors qu’elle sait. Elle sait que c’est ce qu’elle veut absolument faire. Mais c’est encore une fois une autre étape pour elle. Convaincre ses parents. Passer des heures à se justifier. Une chose est sûre: l’adolescence n’est pas une période facile et Sybille doit y passer comme tout le monde.

Parler comme tu respires est un roman aussi profond qu’important. L’autrice y aborde des sujets tels que la confiance en soi, les secrets de famille, les liens, le traumatisme, la quête de soi et la recherche profonde de son futur. Isabelle Pandazopoulos nous livre là un roman à la fois humain et passionnant sur l’art dans tout ses états. L’art d’être soi. L’art d’être humain. Mais aussi l’art qu’on trouve partout et cette beauté unique qu’on a tous en nous. Parler comme tu respires est à la fois poétique et terriblement unique.

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