La rue qui nous sépare – Célia Samba

Résumé: Noémia a dix-neuf ans, Tristan vingt et un. Ils se croisent tous les jours, ils se plaisent, c’est évident. Mais Noémia est étudiante et Tristan est sans-abri. Entre eux, il y a le froid, la société ; entre eux, il y a la rue… qui pourrait se révéler difficile à traverser.


Mon avis: Par où commencer cette chronique sans trop m’éparpiller. J’écris à chaud. J’ai reposé le livre il y a à peine 10 minutes et j’en suis encore retournée. Je ne sais pas du tout à quoi va ressembler cette chronique, mais il faut que je vous partage mon avis.

La rue qui nous sépare est celle qui sépare tout un tas de personnes. On se croise et se recroise sans cesse. Sans jamais vraiment y prêter attention, sans jamais relever la tête, on les voit pourtant. Ils sont là. Devant les boulangeries, les supermarchés, les gares. Ils sont là, en silence. On ne les entend pas et pourtant ils devraient faire entendre leur voix, bien plus que certaines personnes. Lui aussi était là. Tristan. Il est jeune, incroyablement intelligent. Il est aussi seul. Terriblement seul. Et être un sans-abri n’aide pas. Tristan vit au fil de l’eau. Il n’a pas de toit. Il n’a pas d’argent. Il n’a pas de nourriture. Il est complètement paumé dans ce quotidien fait de regards fuyants. Et puis il y a ce jour qui va changer beaucoup de chose. Cette rencontre qui va réchauffer son coeur et lui redonner un peu d’espoir en ce monde bien sombre. Il croise le regard de Noémia. C’est comme un coup de foudre. Un énorme coup de massu sur la tête aussi. Elle est d’abord timide. Evidemment elle a l’air parfaite. Loin du quotidien que vit Tristan. Mais en échangeant, les deux jeunes gens vont se rendre compte qu’ils ont peut-être des choses en commun. Notamment leur passion pour les mots. Mais il y a ce fossé entre eux. Celui d’un quotidien bien différent.

« Quand on aime une personne, on ne doit pas l’aimer malgré ses défauts, on doit l’aimer avec ses défauts. »

Ce roman est incroyable de par son réalisme. Il va falloir vous accrocher. On ne rit pas. Ce n’est un livre rempli de positif. Loin de là. Mais c’est aussi, et surtout, ça la réalité des sans-abris. Il y a rarement des moments de hauts. Il y a plus souvent des bas. Et c’est ce quotidien là auquel Tristan doit faire face tous les jours. Si sa rencontre avec Noémia lui fait un bien fou, elle ne lui enlève pas le fait qu’il soit un sans-abris. Un homme qui a tout perdu. Un garçon qui a dû grandir beaucoup trop vite.

La rue qui nous sépare est une histoire qu’il faut lire pour comprendre. Pour comprendre ce quotidien violent auquel doivent faire face des milliers de personnes chaque jour. Célia Samba ne passe pas par quatre chemin. C’est parfois cru. Parfois dur. Mais c’est bourré de réalisme. Ce que j’ai aimé par dessus tout c’est la fin. J’en ai pleuré. A chaudes larmes. Mais l’autrice nous laisse le choix. Soit la réalité, soit un monde idéalisé. La rue qui nous sépare est un roman réaliste et qui nous fait prendre conscience de l’immense chance que l’on a au quotidien d’avoir un toit, une famille et des personnes qui nous chérissent quand d’autres non tout simplement…plus rien. Tristan est la voix de ces milliers de personnes qui se battent pour survivre.

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